INSTALLATIONS

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Crépuscules
Installation en cours de réalisation




J’ai toujours collectionné pour mes pièces,
des signes Ne pas déranger des hôtels du monde
pour Chambre à louer (l’intimité du monde)
aux papillons monarques sous ma peau,
cet objet/image qu’est la carte postale
et qui circule par millions dans le monde entier me fascine.
Les dernières images physiques de nos échappées.

C’est la carte postale paysagère / propagande touristique qui m’intéresse.
Ce sont celles qui représentent des couchers de soleil
que je vais collectionner pour cette nouvelle pièce. 
Des images à dominante orange et noir. 

Il n’est pas rare de tout arrêter, de suspendre le temps pour regarder le soleil se coucher. 
On ne dit plus rien. On contemple.
La fin d’un jour.

Pour cette prochaine installation , j’ai besoin de votre contribution.
Un des éléments de l’installation
est une collection de 1825 cartes postales de coucher de soleil
(vue unique, sans marges blanches) . 
Si chacun d’entre vous m’envoie une carte postale crépusculaire de son site de vie,
de vacances, de travail, il me sera possible de travailler cette accumulation.
Au plaisir de vos envois au 4 rue Michel Servet 21000 Dijon.
(Le nom de chaque participant figurera sur le cartel de la pièce.)

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Mon armée
Herbier de pâquerettes
(Installation in progress)



Avec des pâquerettes de Kalkar, Zollverein, Pompéi, Moscou, Seveso, Peenemünde, Prora, Fessenheim, Portmeirion, Tihange, Leri Cavour, Valduc, Bure, Kiev, Hiroshima,
de la Völklinger Hütte, de ma terrasse le 23 avril 2017 et le 7 mai 2017,
du Cabo da Roca, du Père Lachaise, de la Colline des Croix de Siauliai,
du Green Hills Memorial Park de Los Angeles, de mon enfance et du Bout du Monde.

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Vanité 2
Installation murale, 86 vinyles 45 tours  "Atomic" de Blondie, 2016



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Chambre à louer
(l'intimité du monde)
2000/2017

Installation murale, quelques centaines de signes Ne pas déranger des hôtels du monde, dimensions variables.

"Cette installation regroupe les mises en garde qui, sur les poignées de portes dans les hôtels, stipulent de ne pas déranger. Elles le demandent dans toutes les langues et sous toutes les formes possibles d’écriture. Leur invite, qui va s’augmentant avec le nombre des voyages de l'artiste et de ses amis, évoque le locataire provisoire d’une chambre d’hôtel (l’homme sur la Terre) qui, indifférent aux périls qui menacent la planète choisit de ne pas être dérangé.

Derrière ces petits panneaux épinglés au mur comme des papillons, se chuchote une intimité universelle."






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Still Alive
Installation, 18 mannequins de réanimation, dimension variable, 2011/16



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Automne
Installation, 1200 litres de pièces de puzzles, 2011






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Vanité
Installation, 82 vinyls 45 tours  "Ashes to Ashes" de David Bowie, 2011












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Bluebird’s Nest
Installation, 2010

Bluebird’s Nest se compose de plus de 60 000 aiguilles d’acunpuncture cuivrées et argentées, soigneusement mis en réserve par l’accupuncteur attitré de l’artiste pendant plus de deux ans. D’apparence douillet, tombé d’un arbre comme un trésor, le nid s’avère pourtant potentiellement dangereux. À l’image des "Ne pas déranger" composant la pièce Chambre à louer, l’intimité et la nature construisent leur défense face à l’invasive espèce qu’est l’humain.




L’oiseau bleu - Charles Bukowski

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I’m too tough for him,
I say, stay in there, I’m not going
to let anybody see
you.

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I pur whiskey on him and inhale
cigarette smoke
and the whores and the bartenders
and the grocery clerks
never know that
he’s
in there.

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I’m too tough for him,
I say,
stay down, do you want to mess
me up?
you want to screw up the
works?
you want to blow my book sales in
Europe?

there’s a bluebird in my heart that
wants to get out
but I’m too clever, I only let him out
at night sometimes
when everybody’s asleep.
I say, I know that you’re there,
so don’t be
sad.

then I put him back,
but he’s singing a little
in there, I haven’t quite let him
die
and we sleep together like
that
with our
secret pact
and it’s nice enough to
make a man
weep, but I don’t
weep, do
you?



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Voyageurs
Installation, 2010







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LOVEHATE
Installation réalisée in situ pour le Transpalette, Bourges, février / mars 2009
2 érables champêtres grâvés, 6 tonnes de terre, 2 projecteurs de cinéma.






"L’arbre solitaire est le grand symbole antique de l’homme mortel : il a beau être enraciné dans la nature toute entière, c’est dans la solitude qu’il subit sa destinée. 
A une époque où l’ensemble de la nature est à l’agonie, il nous est enfin donné de le considérer comme un individu.
Jeff WALL (Essais et entretiens 1984-2001, Paris 2001)

Les deux arbres LOVEHATE, plantés dans le parc du centre d’art de Pougues-les-Eaux, sont des érables champêtres d’espèce commune et qui, pour cette raison, vaudraient autant que « toi », « moi » ou « nous ». Bien qu’ordinaires, la proximité de leurs troncs et leurs branches entrelacées en ont fait dès l’origine des arbres remarquables. En les choisissant dans une pépinière de Dijon, parce que frères et nés tels quels il y a seize ans déjà, et en gravant dans leur écorce les mots « amour » et « haine », l’artiste Lydie Jean-Dit-Pannel les a baptisés et leur a donné figure de spécimen.
Inséparables et désormais antagonistes, comme les mains de Robert Mitchum dans La nuit du chasseur – le film de Charles Laughton auquel l’artiste fait référence –, ils incarnent les sentiments extrêmes de l’humain que l’arbre endosse quand il est regardé comme un être vivant .
LOVEHATE est un véritable totem capable de ranimer des significations ancestrales. Parce que les arbres sont à la fois unis et porteurs de forces apparemment inconciliables, ils donnent aujourd’hui une image d’équilibre et d’harmonie, mais susceptible à tout moment de se transformer en vision cauchemardesque de luttes incessantes. Surtout si, comme on le pense de deux arbres trop proches, il en est un qui finira par prendre le pas sur l’autre. Rendus participants de questions de vie et de mort, ils attirent à eux les questions liées non seulement à l’environnement, mais surtout au sort du monde.
Ensemble et ne faisant plus qu’un, déracinés et déplacés, ils viennent du Transpalette de Bourges où Lydie Jean-Dit-Pannel les a exposés de janvier à mars 2009, lors de sa rétrospective intitulée « Je vois » en relation avec le Muséum d’Histoire Naturelle. Ces arbres dressés dans la pénombre, au beau milieu de l’ancienne friche industrielle entre les coursives de béton et l’escalier de fer, ils remplissaient l’espace avec justesse. Leur ramure accompagnait d’étage en étage la projection d’œuvres vidéo, notamment les images de papillons monarques que l’artiste s’est fait tatouer sur le corps. Entre l’écorce et l’épiderme, l’art transforme le vivant en une nouvelle espèce.
Revenus en pleine terre, ils sont les témoins du parcours artistique de Lydie Jean-Dit-Pannel, ses voyages, ses tatouages, ses repères, la dimension d’un projet de vidéaste imprégné de trajectoires. 
De par leur singularité et la mémoire que véhiculent les deux érables, LOVEHATE serait digne de mention, comme l’ont été « Les Géants du règne végétal » inventoriés par Félix Archimède Pouchet, au XIXe siècle, dans son ouvrage L’Univers. "

Martine Le Gac



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La collection
Installation vidéo réalisée avec les collections entomologiques du Muséum d’histoire naturelle de Bourges, pour l'exposition JE VOIS, 2009








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CIRCUS
Installation vidéo, 2007
2 moniteurs vidéo, 2 vidéos en boucle









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ARM IN ARM Merida
Installation vidéo, 2007
Table de bras de fer, 2 chaises, vidéo en boucle (30')





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Oh My Dog !
Installation, 2007
Installation comprenant Shooter, Boomer à la vanille, Orka Gripper, Extreme Kong, Educative Toy, harnais, sangles, muselières, laisses, colliers de cuir, cordes, anneaux, martinet… + vidéo

Réalisée pour l'exposition Gaude Mihi, Galerie Pascal Van Hoecke, Paris






A propos de la pièce, lire le texte d'Agnès Giard, sur le blog de Libération



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Collectible
Installation, 2004

Figurines, étagère, vidéo en boucle (20')






Pratiquez Collectible et positionnez-vous 
Une des plus joliment ciselées installations de LJDP. D’un côté, une centaine de figures de héros, de personnages, vendus en série : alignés sur une étagère, socle unique, très long. De l’autre, la traduction simultanée des positions et gestes de ces figurines plus ou moins célèbres (Tintin, Superman, un pompier, un cow boy). Les noms prennent corps. Les gestes minuscules figés (tics perso, actions type) sont reproduits (sur grand écran) par une géante en mouvement, dans une autre langue (celle du taï chi). A eux deux, ces volets singent la partition de l’art vidéo entre ready made (objets ou images collectibles) et flux télévisuel (commentaire en direct d’images immédiates). LJDP, en quelque sorte, danse sur la barre qui les sépare et les unit. 

Jean-Paul Fargier



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La chambre du concierge
Installation, 2000
Lampes de chevet, gradateur digital, vidéo en boucle (30')








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L’âge
Installation vidéo, 2000
4 vidéos en boucle (10')

Collection privée.
4 femmes, 4 âges, 4 rythmes.







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L’éveillé
Installation vidéo, 2000

1 vidéoprojection en boucle (45') + 1 vidéo sur moniteur en boucle (3')