18.5.11

ALIVE.



Rien ne peut arrêter Lydie Jean-Dit-Pannel si ce n’est une immense aiguille qui la fige comme pièce de collection, aux côtés des milliers de choses qui constituent son oeuvre. Et cette démarche qui consiste à rassembler l’intime, le secret, l’exotique et l’ailleurs, confère une dimension inépuisable, ‘increvable’ à cette artiste, chez qui tout prend forme sous le signe du renouvellement.•

Ces neufs dernières années ont vu un projet particulier se développer. Après la vidéo, son médium de prédilection,  Lydie Jean-Dit-Pannel pousse plus loin la question de l’image par le biais du tatouage : une autre façon de faire de l’image en mouvement. LJDP se fait tatouer lors de chacun de ses voyages un papillon monarque femelle. Son corps petit à petit s’anime du bruissement des ailes du seul papillon migrateur de notre planète.

• Extrait d’un texte de Stephen Sarrazin, novembre 2008


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NEWS




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Automne / hiver 2014
Exposition rétrospective à Montréal coordonnée par Le Vidéographe.
Insectarium (Espace pour la vie)+ Espace Cercle Carré + Cinémathèque québécoise.

Lydie Jean-Dit-Pannel
So Psyché ! & A Fade to Grey (10 ans dans le bruissement du monarque)

Tout ce que j'écris est vrai. Et j'ai les photos, les factures, les souvenirs et les cicatrices pour le prouver.

Weegee (Arthur Fellig) dans son autobiographie Weegee par Weegee




La collection 2004 / 2014


Cela fera 10 ans à l'automne 2014 que Lydie Jean-Dit-Pannel a rencontré la trajectoire du papillon monarque. 

Un papillon de moins d’un gramme capable de franchir près de 4000 kilomètres afin de se reproduire et d’assurer la survie de son espèce. Un voyage panaméricain. Un déplacement de masse par dessus des frontières. Un aller/retour Canada/Mexique chaque année. Des centaines de millions de spécimens se retrouvant en même temps sur quelques hectares de forêts. Des paysages de montagne qui durant quelques mois s’animent et bruissent d’une nappe orangée. Des légendes populaires accompagnant une curiosité biologique. Trois générations pour accomplir le voyage de retour. Un phénomène à l’étude depuis une quarantaine d’années. 

La fascination pour les mœurs et la migration complexe de ce petit animal ont placé le lépidoptère voyageur au cœur d’un travail de réflexion, de recherches et de réalisations plastiques. Par le biais du tatouage, de la vidéo, de la photographie, de l'action et de l'installation Lydie Jean-Dit-Pannel a conçu pendant ces 10 dernières années un corpus d'images important.

Aujourd’hui, le monarque voyageur est sévèrement en danger, les spécimens sont de moins en moins nombreux à être observés et à arriver en novembre dans les forêts mexicaines. La pollution et la déforestation petit à petit les digèrent. Les regarder évoluer est devenu l'échelle de l’état du monde de Lydie. 
Elle est en alerte.

C'est dans cette état d'esprit qu'elle pense et agence la rétrospective qui lui sera consacrée à Montréal de novembre 2014 à janvier 2015.

Lors de chacun de ses voyages, qu’elle se déplace pour des raisons professionnelles, familiales, amoureuses ou secrètes, elle fait inscrire sous sa peau l’image d’un papillon monarque femelle à échelle 1. Au fil du temps, le corps alors, comme les paysages mexicains, se pare du murmure du seul papillon migrateur de notre planète. Elle porte à ce jour 41 paires d’ailes orangées collectionnées aux coins du monde. Le premier a été réalisé dans la ville de Québec, les derniers en date ont été encrés à Kiev et à Hiroshima.

Elle travaille en ce moment sur une nouvelle pièce, qui sera présentée pour la première fois lors de cette exposition anniversaire. 
Une pièce vidéo engagée faisant face au silence, au déni, à la non-information, aux risques et aux désastres du nucléaire civil et militaire.

Un personnage iconique, celui de Psyché, sert, de façon poétique et ironique de transition.
Personnification de l’âme, dans toute son iconographie, Psyché est représentée sous sa forme d’humaine cherchant à retrouver l’amour d’Eros, ou sous sa forme de déesse, avec des ailes de papillon.
Une héroïne pensive et tourmentée porteuse de ce qui lui fera traverser les siècles : sa malédiction, sa résistance à l’ordre établi, son courage, sa persévérance.
Un certain type d’aventurière dont la plus grande qualité serait la curiosité.

Inspirée plus particulièrement par la toile Psyché abandonnée de Jacques-Louis David et par le texte Les métamorphoses d’Apulée Lydie Jean-Dit-Pannel incarne ce personnage mythique et l'abandonne ensuite dans des paysages détruits, abîmés, rongés, injuriés, ruinés, anéantis, perdus, défigurés, vidés, hantés par le nucléaire.

Un témoignage et une errance solitaire, absurde et consternée à Hiroshima, dans la région de Fukushima, à Tchernobyl et à Pripiat en Ukraine, dans le désert du Nevada sur les sites d’essai, en Côte d’Or autour du site de Valduc (site de recherche et de production d’armes nucléaires à 45 kilomètres du lieu d’habitation de Lydie), à Bure (village de Haute Marne accueillant le laboratoire de recherches sur le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde), in progress…




Vidéogramme So Psyché ! 2014




Psyché abandonnée
Jacques-Louis David, vers 1795, huile sur toile, collection particulière 





Vidéogramme & A Fade To Grey. Tchernobyl, 2013


En parallèle aux expositions à L'insectarium et à l'Espace Cercle Carré, diffusion de l'intégralité du film journal LE PANLOGON à la Cinémathèque québécoise, et performance avec Yann Black (lieu à confirmer).


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Un preview de l'installation So Psyché ! & A Fade To Grey sera présenté dans l'expositionD'abord les forêts, OPUS 5, l'oubli, la trace 
Du 6 juillet au 21 septembre 2014 à La Maison Laurentine.
Dans la même exposition, participation à la pièce LostDog NoMoreFukushima de Aurèle.
(les papillons de Kiev et de Hiroshima seront apposés sur le chien silencieux.)






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Exposition collective 70 combats pour la liberté
Du 6 juin au 21 septembre 2014, Espace d'art actuel Le Radar, Bayeux


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Du 22 mars au 6 avril, résidence au LAC, La Réunion.
Réalisation d'une série de photographies Mes papillons meurent.
Réalisation vidéo La collection, Lydie Jean-Dit-Pannel 2004 / 2014.




Repérages pour tournage La collection, Lydie Jean-Dit-Pannel 2004 / 2014


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La fresque vidéo L-INK diffusée dans la troisième session de l'exposition EPIDERMIQUES (art contemporain et tatouage) 
Du 1 avril au 14 juin 2014, Médiathèque Jean Falala, Reims.




Making-off L-INK, Paris, 2010


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Exposition collective We Don't Have to Take Our Clothes off
Du 2 au 31 mars 2014, Geikou, Shinjuku, Tokyo
Commissariat Stephen Sarrazin




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La photographie Love Streams, image phare de l'exposition DIJON, ANIMALE. en 2013 en couverture de la revue Chimères, fondée par Gilles Deleuze et Felix Guattari.
Chimères N° 81 Bêt(is)es - Entre Derrida, Deleuze-Guattari et Sloterdijk, février 2014
En kiosques.(4 pages sur le travail à l'intérieur)




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Portrait / ITW A tire d'ailes dans le magazine web Boum ! Bang !




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Exposition Le Cabinet de curiosités entomologiques
Du 9 novembre au 8 décembre 2013, Atelier des vertus, Paris

Autour de son travail, Lydie Jean-Dit-pannel invite des artistes qu'elle aime à réfléchir insecte.

Avec : Marie Aerts, Cécile Babiole, Pierre Beloüin, Loïc Bethegnies, Alexis Cicciù, Docteur Courbe, David deshommes, Fanny Durand, Maude Felbabel, Mihai Grecu & Thibault Gleize, Magali Halter, Esther Hoareau, Marie-Laurence Hocrelle, Joël Hubaut, Thierry Lagalla, Hildegarde Laszak, Frederic Lecomte, Léa Le Bricomte, Jin Lee, Pascal Lièvre, Vincent Mengin, Olivier Pierre Jozef, Annelise Ragno, Jacques Rouxel, Stephen Sarrazin, Rémi Tamain, Caroline Tapernoux, Ida Tursic & Wilfried Mille, Jean-Luc Verna, Wolf Vostell (courtesy Jean-Paul Fargier).




Vue de l'exposition




Masters, Boîte entomologique, Epingles entomologiques, papier, 2014


Exposition Dijon, Animale (Dijon vu par Lydie Jean-Dit-Pannel)
Du 15 juin au 15 septembre 2013




Tous les voyages sont ethnographiques.
Votre propre ville même, si vous l’étudiez avec la patience, la curiosité et la méthode que les meilleurs esprits mettent à l’étude d’une tribu sauvage, 
attendez-vous à des surprises. 
Le quotidien n’existe pas. 
L’ordinaire n’existe pas.

Nicolas Bouvier


Dijon, Animale.

L'ordinaire extraordinaire. Coûte que coûte. Dent pour dent. Œil pour œil.
Ma caméra et mes sens en état d’alerte, j'arpente les rues et les chemins du monde à la recherche d’images et de rencontres à assembler. 

J’ai toujours cru au hasard. Être là au bon moment. Être là au même moment. Aux coins du monde, j'ai croisé le regard d’un grand nombre d’humains et d’animaux tout aussi perdus ou tout aussi déterminés que moi. Je me suis mise à chercher cela. Dans la plupart de mes pièces (vidéo, performance, installation…), j'invente des prétextes pour provoquer des face-à-face, des liens. J'aime fabriquer des rencontres. Des connexions, des histoires qui démarrent, qui s'enflamment. Ou pas.

Parmi les rencontres qui laissent des marques, il y a celles qui restent secrètes, celles qui mènent à des collaborations, des recherches communes, celles que l'on ne réussit pas à renouveler, celles qui deviennent des rendez-vous réguliers indispensables, celles qui conduisent à des gouffres, celles qui illuminent. Il y a celles faites avec un animal, qui bien sûr ne vous attend jamais. 

Un tigre sauvage, impressionnant de nonchalance, marchant devant moi dans une forêt du nord de l’Inde. Une biche en pleine course au bord d’un lac de l’Utah, j'entends encore sa respiration forte et haletante, nous nous sommes fait peur mutuellement. Une femelle orang-outan sur un chemin de Bornéo soufflant et m’attaquant avec une branche pour protéger son petit, ma caméra m'ayant fait perdre toute notion de distance entre eux et moi. Une petite chienne frétillante et pleine de puces qui ne voulait plus me quitter au nord de la Thaïlande. Des chats entassés dans des caisses et vendus au kilo sur le marché aux animaux de Canton...

Ces instants brefs et fulgurants rappellent à quel point nous sommes vivants.

Lorsque l'opportunité de réaliser l'exposition « Dijon vu par 2013 » est arrivée, j'ai eu l'envie d'écouter les mots de l'écrivain voyageur Nicolas Bouvier. Un voyage dans ma ville. Au fil des saisons. Du petit matin au bout de la nuit. Avec un prétexte. Réaliser un portrait de la ville au travers de ses habitants.

Des Dijonnais anonymes, des figures, des artistes, des citoyens de renom, accompagnés de leur animal familier. L’homme et la bête filmés sur un plan d’égalité, privilégiant la complicité qui les unit.

Pendant 7 mois, j'ai parcouru la ville. D'un appartement à un autre, d'une maison à une chambre d'étudiant, d'un atelier à un commerce, j'ai eu la chance de pouvoir filmer les Dijonnais chez eux. L'intimité dans laquelle on m'a laissée entrer, la confiance que l'on m'a accordée, je les dois à l'animal, fabuleux vecteur de rencontre et de conversation instantanée. Cet animal qui nous accompagne, qui que nous soyons.

J'ai caressé des chiens et des chats. De race ou de rue. Avec ou sans poils. J'ai filmé des chevaux, des rats, des lapins, cochons d'Inde, écureuil, hamsters, furets, tortues, grenouilles, pogonas, iguanes, perruches, amarines coucoupés, choucas des tours, faucon, grand duc, gris du Gabon, poissons, serpents, et insectes dont je ne saurais dire le nom.

A côté d'eux, mes voisins, les Dijonnais.
Seuls ou en famille, des étudiants, des commerçants, des avocats, des plasticiens, des magiciens, des ouvriers, des fonctionnaires, des comptables, des musiciens, des chefs étoilés, des artisans, des bouchers, des chômeurs, des acteurs, des élus, des enseignants, des éleveurs, des musheurs, des dresseurs, des toiletteurs, des doux, des fous, des durs, des dingues, des tendres. Une ville.

J'ai un invité. Maneval.
Je ne le connaissais qu'au travers de l'écran de télévision, et du poste de radio. Les émissions punk rock si vivantes et déjantées qu'il animait ont accompagné mes années post-adolescentes. Ces années qui font à tout jamais ce que nous sommes.
Le projet « Dijon vu par » nous a fait nous rencontrer.
Je publiais chaque jour sur les réseaux sociaux des annonces qui appelaient les Dijonnais à participer à ma série de portraits homme/animal dans la ville. Maneval a régulièrement commenté mes publications et nous avons entamé une discussion en ligne. J'ai fini par prendre ma voiture et traverser la France jusqu'à sa fermette dans le Loire et Cher, pour une rencontre en vrai. En vrai.
Maneval et son Rotweiler, Maneval et ses 3 chats blancs, Maneval et ses 2 ânes, Maneval et « ses filles » (quelques dizaines de poules, d'oies, de canards, de dindes et de pintades), Maneval et les vaches de ses amis agriculteurs, Maneval et son taxi londonien, Maneval et sa grande gueule, Maneval et sa fureur de vivre. Maneval animal.

Lydie Jean-Dit-Pannel, Avril 2013




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L'affiche ALIVE., les photographies Ashes to Ashes, A tribute to Charles Henry Bukowski et HOME-CLOM, A Tribute To Joël Hubaut ont fait l'objet d'une acquisition par l'Artothèque de Caen.
(remerciements Galerie L'œil Histrion)
A voir du 5 octobre au 3 novembre à l'Artothèque dans l'exposition REMOVE ME.




Ashes to Ashes, A tribute to Charles Henry Bukowski
Photographie couleur, 2010





HOME-CLOM, A Tribute To Joël Hubaut
Photographie couleur, 2010


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Un séjour à Montréal pour la coordination du work in progress vidéo Le Panlogon et une nouvelle session tatouage chez Yann Black.




DERSOU, photographie couleur 26 x 18 cm, Montréal 2012


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Conférence Lydie Jean-Dit-Pannel : ALIVE. dans le cadre du IV Coloquio Internacional CORPORALIDADES ESCENICAS à l'Université Veracruzana de Xalapa au Mexique et création d'une nouvelle performance avec les images vidéos réalisées depuis 2007 entre le Québec et le Mexique :  BY HEART






performance BY HEART, CORPORALIDADES ESCENICAS, Université Veracruzana, Xalapa, Mexique, septembre 2012


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La fresque vidéo L-INK diffusée dans l'exposition EPIDERMIQUES (art contemporain et tatouage)du 28 septembre au 30 décembre 2012 à Béthune, puis du 8 mars au 12 mai 2013 à Lille dans l'exposition EPIDERMIQUES #2.

L-INK également visible en Italie, dans le cadre des 25es Instants Vidéo Nomades, du 6 au 10 novembre 2012 à la BOX Videoart Project Space de Milan.

Puis programmée par Les Instants Vidéo durant le premier Festival d'Art Vidéo d'Alexandrie dans le cadre des 50 ans d'art vidéo (Tokyo, Liège, Alexandrie, Ramallah, Marseille 2013).





LINK, dispositif vidéo 2010




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Exposition collective POURQUOI JE SUIS DE LA DYNAMITE du 13 au 28 octobre aux Ateliers VORTEX à Dijon.
Présentation d'une photographie couleur inédite en caisson lumineux : AN ELECTRIC POLE DANCE, réalisée en été 2011 au Nouveau Mexique sur le site du Lightning Field de Walter De Maria.





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LE PANLOGON
(du grec pan logos, toutes les langues)

Work in progress vidéo de Lydie Jean-Dit-Pannel
Musique Aurélie Briday et Eliott Z Gualdi

Un film journal à l'affut du monde depuis 2001,
Quelques centaines de plans séquences par saisons,
De 1 à l'infini.


Le 21 novembre, Heure Exquise ! et la SCAM organisent une soirée de diffusion et de discussion autour du PANLOGON.
A partir de 18h30, SCAM, 5 avenue Vélasquez, 75008 Paris. 




LE PANLOGON 10 (Printemps / été 2011 : France, Inde, USA) 
LE PANLOGON 11 (Hiver / Printemps 2012 : La Réunion, exposition Ground Control To Major Tom, élections 2012) 
seront diffusés durant cette soirée.




Vidéogramme LE PANLOGON 11
vidéo-performance et photographie KONG (Lydie Jean-Dit-Pannel et l'arbre du voyageur)
LAC, Ile de La Réunion 2012

Une série de 25 cartes postales a été éditée pour les 10 ans du Panlogon avec le soutien de la ville de Clichy. 

Possibilité de les commander par e-mail jdpan@club-internet.fr






Possibilité également de commander LA BOITE NOIRE PANLOGON.

(série limitée en vente à la Galerie L'œil Histrion, ainsi que par e-mail jdpan@club-internet.fr)





LA BOITE NOIRE PANLOGON

Edition 10 exemplaires numérotés et signés + 1 EA.




La boîte contient :
Une série de 25 cartes postales éditée à l'occasion des 10 ans du work in progress vidéo Le Panlogon.
Une photographie originale : LOVE STREAMS tirée en 10 exemplaires numérotés et signés.
Un badge ALIVE et une carte de visite Ashes to Ashes.



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Dans le courant de l'automne, sortie du catalogue WHARF, contenant les 2 expositions solo LE PANLOGON en 2001, et THANX FOR THE ADD en 2008 au WHARF, Centre d'Art Contemporain de Basse Normandie.




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Projet A PANAMERICAN WAY (Montréal / USA / Michoacan / USA / Montréal 2014) en cours d'écriture.





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Et puis depuis 2009, la piece ALIVE. A voir et à suivre sur Facebook





A suivre régulièrement, le blog image réalisé pour la revue d'architecture Balack Balack: http://mybalackfromlydie.tumblr.com/